Installer et maintenir des centrales solaires, de la toiture pavillonnaire aux grandes ombrières: structure, modules, onduleurs, raccordement et supervision de production, avec la sécurité en hauteur comme discipline permanente.
Le technicien photovoltaïque installe les systèmes de production solaire et en assure la maintenance. Sur le chantier, il pose les systèmes de fixation, met en place les modules, réalise le câblage en courant continu, raccorde les onduleurs et les coffrets de protection, puis met en service et vérifie la production. En maintenance, il diagnostique une baisse de rendement, teste les chaînes, remplace un onduleur ou un module défaillant.
Le métier se situe au croisement de l'électricité et de la couverture, ce qui rend l'apprentissage indispensable: on y apprend à travailler en hauteur en sécurité, à préserver l'étanchéité d'une toiture et à respecter des règles électriques spécifiques au courant continu. Le développement des installations en autoconsommation, sur les bâtiments d'activité comme sur les maisons, soutient une demande forte en techniciens formés.
| Diplômes en apprentissage | Bac pro Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés · Certificat de spécialisation Technicien en énergies renouvelables, option énergie électrique · BTS Électrotechnique · BTS Fluides, énergies, domotique |
|---|---|
| Accès | après la 3e, ou après un CAP du métier |
| Employeurs | Installateurs spécialisés en solaire photovoltaïque, Entreprises d'électricité générale ayant développé une activité solaire, Entreprises de couverture proposant l'intégration en toiture, Exploitants et sociétés de maintenance de centrales solaires, Bureaux d'études et développeurs de projets d'énergies renouvelables |
| Salaire de l'apprenti | 27 % à 100 % du SMIC selon l'âge et l'année (grille et salaires observés) |

Photo : CC0 — Sacbee233 / Wikimedia Commons · crédits
Savoir-faire
Qualités
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Le poste de travail est le plus souvent une toiture, ce qui impose une organisation stricte de la sécurité: harnais, points d'ancrage, garde-corps, échafaudage ou nacelle selon la configuration. L'été, les toitures montent en température et les journées commencent très tôt. Les modules sont encombrants et se manipulent à deux. Les chantiers alternent grandes surfaces, entrepôts et ombrières, où l'on pose en série, et petites installations chez les particuliers, où chaque toiture est un cas particulier. Déplacements fréquents à la journée.
Grille légale minimale en pourcentage du SMIC (Code du travail, art. D6222-26) ; la convention collective du secteur peut prévoir davantage.
| Âge | 1re année | 2e année | 3e année |
|---|---|---|---|
| 16-17 ans | 27 % | 39 % | 55 % |
| 18-20 ans | 43 % | 51 % | 67 % |
| 21-25 ans | 53 % | 61 % | 78 % |
| 26 ans et + | 100 % | 100 % | 100 % |
Salaire et marché du métier technicien photovoltaïque : salaires observés, villes qui recrutent → · Salaires électricité & énergie → · Minima de la convention collective →
L'ensoleillement du couloir rhodanien et l'immense surface de toitures des entrepôts de l'Est lyonnais et de la plaine de l'Ain en font un territoire actif pour le solaire en autoconsommation. Les ombrières de parking des zones commerciales et logistiques se multiplient, tout comme les installations résidentielles dans l'Ouest lyonnais, le Val de Saône et le Beaujolais. Les entreprises installatrices y recrutent des profils mixtes, à la fois électriciens et à l'aise en toiture.
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Recrutez sur deux critères que rien ne compense: l'aisance en hauteur et la rigueur électrique. Un candidat vertigineux ou approximatif sur le repérage des polarités n'a pas sa place sur ces chantiers. Formez tôt au travail en hauteur et fournissez un harnais personnel. Faites démarrer l'apprenti sur des installations en toiture terrasse ou au sol, moins exposées, avant les pentes. Attention à l'étanchéité: une fuite provoquée par une fixation mal posée coûte plus cher que l'installation. Enfin, associez-le à la mise en service et au suivi de production, c'est là qu'il comprend ce qu'il a posé.
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Offres réelles de la spécialité dont l'intitulé correspond au métier, dédupliquées, mises à jour en continu.
C'est la base la plus solide, car l'installation comporte du courant continu, des onduleurs, des protections et un raccordement à l'installation existante. Des couvreurs se forment aussi et apportent la maîtrise de l'étanchéité. Le profil le plus recherché combine les deux: un électricien à l'aise en toiture, ou un couvreur formé à l'électricité.
Oui. Une chaîne de modules produit dès qu'elle reçoit de la lumière, il n'y a pas d'interrupteur en amont: on ne peut pas la mettre hors tension comme un circuit classique. Cela impose des règles strictes de connexion, des équipements adaptés et une habilitation spécifique. C'est le point de sécurité que l'apprentissage doit ancrer en premier.
Les dispositifs de soutien évoluent, mais la demande est désormais portée par l'économie propre des projets, notamment en autoconsommation sur les bâtiments d'activité, et par des obligations d'équipement de certaines surfaces, parkings et toitures. Les installations posées demandent en outre une maintenance sur toute leur durée de vie, ce qui crée un flux de travail continu.
La pose est un travail de chantier, physique, en équipe, avec des cadences sur les grandes surfaces. La maintenance est un travail de diagnostic: comprendre pourquoi une centrale produit moins qu'attendu, tester les chaînes, contrôler les connexions et les onduleurs, exploiter les données de supervision. Beaucoup de techniciens commencent par la pose et évoluent vers la maintenance.